mercredi 24 avril 2013

La physico-chimie


Jeudi 25 avril 2013 :
La beauté est dans l'oeil de celui qui regarde : la physico-chimie !
Permettez-moi de vous dire combien j'aime cet exercice d'émerveillement ! Je regarde un objet de mon environnement... et j'essaie de vous faire partager mon enthousiasme. La physico-chimie ? Il y a beaucoup de syllabes, et puis, physique et chimie d'un seul coup, ça fait une grosse bouchée, non ?
Pourtant, pour peu que l'on prenne les choses par l'autre bout, tout va comme sur du velours.
Par exemple, pourquoi le potage refroidit-il quand on souffle dessus ? Le phénomène est connu, quotidien, et banal, ennuyeux, même. Mais pour peu que l'on nous invite à imaginer que le potage est un monde de petits objets qui grouillent, les molécules d'eau (plus d'autre qui donnent du goût) et qui, quand ils sont assez rapides, peuvent s'élever dans l'air, où ils cognent les molécules d'air, alors une sorte de grande fresque se découvre.
Ensuite, tout s'enchaîne : évidemment, seules les molécules les plus rapides peuvent s'échapper, car il faut ajouter que les molécules d'eau « collent entre elles ». Une notion de plus, mais élémentaire  à nouveau : quand la température est élevée, les molécules sont rapides.
D'où la conclusion : si les molécules les plus rapides du potage quittent celui-ci, alors celles qui restent sont plus lentes... et donc le potage disparaît, en vertu du second point ajouté.
Ca y est : nous avons maintenant devant les yeux le tableau qui nous permet de comprendre les rouages du monde. Le voilà, le véritable enchantement : voir plus loin que les phénomènes banals, quotidiens, les interpréter en termes chimiques (les molécules) et physiques (leurs évolutions). C'est cela, la physico-chimie : grisant, non ?